Librement le Christ s’est fait obéissant
Ce premier dimanche de Carême nous place davantage dans la question essentielle de ce temps de conversion: voulons-nous vraiment choisir le Seigneur? Loin des sujets de privations et d’efforts, les textes de ce jour nous rappellent l’importance de la Loi de Dieu. En autorisant l’homme et la femme des origines à manger de tous les fruits du jardin, sauf un, Dieu leur offrait la liberté, celle de choisir, celle d’obéir ou de désobéir (première lecture). L’enjeu est bien d’écouter sa parole et de la recevoir comme un chemin de vie. Désobéir, c’est ne pas écouter au sens étymologique de ce mot.
À l’inverse, Jésus, confronté aux tentations du diable, s’appuie sur l’Écriture pour déjouer les pièges qui lui sont tendus. Ainsi, dans son obéissance, il se montre vraiment Fils, le Fils de Dieu (évangile). Il exerce sa propre liberté pour rester fidèle à la place que son Père lui a donnée. L’obéissance à la parole de Dieu mène à la vie, mais l’expérience du Christ nous montrera que cette vie passe par la mort, au moment où le Sauveur affrontera le Mal dans un combat définitif.
C’est ce que saint Paul appelle « l’accomplissement de la justice par un seul », le Christ. La justification, ou pardon des péchés, nous a été donnée gratuitement par Dieu en la personne de son Fils (deuxième lecture). Il n’est plus question des actions des hommes mais bien de celle de Dieu qui, seul. pouvait libérer l’humanité des conséquences du péché des origines.
Le Christ, tenté par le diable (littéralement « celui qui divise »), nous offre le visage de l’obéissance fondée sur la confiance en Dieu. Par là, il nous appelle à transformer nos vies, à les convertir, pendant le Carême, en écoutant la parole de Dieu et en nous laissant guider par elle.
