Voici que s’ouvrent des temps nouveaux !
Avec le début de l’activité missionnaire de Jésus, nous allons découvrir que s’accomplit le dessein de Dieu, annoncé par les prophètes. La Bonne Nouvelle que Jésus apporte dépasse le stade d’une prédication, fût-elle novatrice. Il s’agit de transformer le monde et la vie des hommes pour leur apporter la liberté. Le prophète Isaïe oppose la honte, les ténèbres, le joug et le bâton du tyran qu’a connus le peuple d’Israël à ce qui l’attend: la gloire, la lumière et l’allégresse (première lecture). De même, le Christ après l’arrestation de Jean le Baptiste annonce l’Évangile du Royaume, guérit toute maladie et toute infirmité dans le peuple (évangile). Mais il introduit deux éléments nouveaux: l’appel des premiers disciples nous montre que Jésus ne veut pas agir seul; il interpelle ces pêcheurs au bord du lac pour en faire des pêcheurs d’hommes. D’autre part, la scène se situe, non pas au cœur d’Israël mais en ses périphéries, les pays de Nephtali et de Zabulon, c’est-à-dire entre Nazareth et la mer de Génésareth. Ainsi, l’action du Sauveur sera en faveur de tous les peuples. Le Christ dévoile aussi son projet: l’Évangile qu’il prêche n’est pas qu’une doctrine. Il consiste pour les hommes à fonder leur vie sur sa propre personne, gage d’unité entre ses disciples (deuxième lecture).
Aujourd’hui encore, nous sommes appelés par le Christ, d’aussi loin que nous venions, à entrer dans l’esprit du royaume des Cieux. Pour cela il nous faut écouter sa Parole, particulièrement en ce «dimanche de la parole de Dieu» souhaité par le pape François. Il nous faut aussi, comme les premiers disciples, savoir abandonner quelque chose pour être disponibles à l’Auteur de la vie: des activités superflues, des préoccupations égocentriques, un défaitisme contagieux… Alors nous pourrons chanter avec les mots du psaume de ce dimanche: «J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants.»
