Un intense foyer d’amour
«Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous» (deuxième lecture). Cette splendide formule trinitaire, tirée de la deuxième lettre aux Corinthiens, est un des souhaits qui ouvrent la célébration de la messe. D’emblée, nous sommes placés au centre rayonnant de notre foi qui est l’amour jaillissant du Père et qui relie entre elles les trois personnes divines, avant de se répandre au-delà.
Par pure grâce, cet amour est transmis à l’humanité par l’unique médiateur entre elle et le Père: «Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique», et cela «non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé» (évangile). Le salut, c’est l’amour divin qui déborde dans les cœurs des humains où se réalise la communion avec le Saint-Esprit. La Sainte Trinité n’est pas un insoluble problème arithmétique, mais un foyer brûlant d’amour qui, sans cesse, donne la vie, la vie éternelle, c’est-à-dire la plénitude de la vie, la vie la plus intense qui soit, sans limite spatiale ni temporelle, dépassant infiniment le niveau biologique.
Comment vivre cette vie nouvelle, déjà commencée au baptême? Il ne s’agit pas d’abolir les dix paroles données par Dieu au peuple de la première Alliance dans les débuts de son cheminement spirituel (première lecture): elles contiennent les principes élémentaires de toute vie morale. Mais, comme la décrit saint Paul, c’est une vie remplie de joie, où l’on cherche la perfection, où l’on s’encourage les uns les autres, où l’on vit en paix, où. dès lors, le Dieu d’amour et de paix est intensément présent (deuxième lecture). C’est une vie menée au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
